J’attendais ton appel il y a deux semaines. Silence radio.

J’ai l’habitude de l’immensité qui s’écoule, chaque fois, entres nos rencontres, mais j’ai toujours espoir de faire un jour partie de ta vie.

Tu me manques. Oh! Pas à chaque minute, ni à chaque jour, ni même à chaque semaine. C’est un manque plus profond que cela, au-delà du quotidien. Je pense avoir fait le deuil de ce que nous ne sommes pas, mais à chacune des fois où l’on se revoit, où tu as l’air sincèrement heureux d’être là et où tu te confies à moi parfois, ça ravive ce stupide espoir.

Je pense qu’on a du se perdre quelque part entre la petite enfance et l’adolescence. Entre les mensonges des adultes et ma soif de liberté, peut-être as-tu pensé que je t’abandonnais derrière, quand je suis partie? Il n’en était rien, mais je devais sauver ma peau.

Depuis toujours, je suis là mon frère. Je t’aime et je t’attends.

– Texte rédigé dans le cadre du Défi 30 jours 150 mots | Écrire à quelqu’un dont on s’ennuie, sans tomber dans le mélodrame –