Elle se confit.
J’écoute.

Leurs chemins se sont croisés à nouveau, au gré d’un hasard virtuel.
Ces retrouvailles viennent bousculer l’ordre – ou le désordre – établi.

Je lui ai dit : « Prends le taureau par les cornes! »
J’ai pensé : « Essaie de le ménager, quand même. »

Une décennie de vie commune, les enfants, la maison…

Je lui ai dit : « Affronte les obstacles comme ils viennent, un à la fois. »
J’ai pensé : « N’oublie pas que tu auras vite l’impression de t’être trompée, même s’il n’en est rien. »

Difficile de ne penser qu’à soi sans se sentir profondément égoïste.

Je lui ai dit : « Saisis cette opportunité que tu attendais depuis longtemps. »
J’ai pensé : « Sois certaine que ce ne sera pas aussi rose que tu l’imagines. »

Le moment est venu passer à l’acte.

Je lui ai dit : « Ne réfléchis pas trop aux mots que tu emploieras et lance-toi! »
J’ai pensé : « Crois-moi, le bon moment n’existe pas. »

L’inhabituel nous bouscule.

– Texte rédigé dans le cadre du Défi 30 jours 150 mots | Écrire à l’impératif : raconter quelque chose d’inhabituel vécu dans la dernière semaine –