C’est la fenêtre de gauche. Celle qui s’ouvre sur la forêt. En ce temps de l’année, elle se transforme en œuvre d’art et devient le tableau enflammé d’un automne qui s’installe avec détermination. Nul besoin de rideaux ni de cadres. Elle décore la pièce à elle seule. C’est une nature morte tout ce qu’il y a de plus vivant.

Elle attire mon œil de ses rouges flamboyants, presque arrogants. Ses jaunes intrépides se font timides et ses verts discrets déclarent forfait. Seul les troncs restent de marbre. La brume du matin s’accroche aux branches, feutrant même les sons, il me semble. Le vent à tôt fait de lui imposer sa danse, chassant quelques degrés au passage. Les nuages patientent en arrière plan. Peu avant-midi, ils entreront en scène et monopoliseront l’attention, mais pour l’instant, le soleil perce leur carapace, avec l’audace d’un été indien qui n’a plus rien a perdre.

– Texte rédigé dans le cadre du Défi 30 jours 150 mots : Descriptif : faire un bulletin météo ultra détaillé selon ce qu’on voit par la fenêtre –